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Mémoires d’une cité à travers ses enfants

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« Mémoires d’une cité à travers ses enfants », films de Claude-Timon Gaignaire et présentation de la Caravane Médicale et Humanitaire.

Projection et échange en présence du Consul du Maroc, organisés avec les Femmes du Soleil et Mistral Production.

Projection de 3 courts métrages, films d’ateliers réalisés par Claude Timon-Gaignaire :

  • Les Palourdes
  • Le Clandestin
  • La Méprise

Présentation du projet humanitaire de la Caravane Médicale dans l’Atlas Marocain, porté par les Femmes du Soleil.

Samedi 22 avril 2017 à 17h30

à la MJC La Passerelle

503 Bd Mendès France

34200 Sète

– Entrée Libre –

Contact et renseignements

Tél. 04 67 78 60 89 / contact@mjc-lapasserelle.fr

Facebook: La-Toile-de-la-Passerelle / Lien vers l’événement facebook

 

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Synopsis des films réalisés avec les jeunes du quartier de l’Ile de Thau par Claude Timon-Gaignaire :

 

LES PALOURDES: Un groupe de très jeunes ados essaient d’embarquer en douce le poste de radio de la Maison de Quartier, mais l’animateur s’y oppose fermement et le leur arrache: les filles en ont besoin pour danser…

Très énervés, les jeunes qui voulaient répéter du rap pour la fête de la musique, décident d’aller « faire des palourdes » dans l’étang et de les vendre pour acheter leur propre poste…

Ils « empruntent » un barquet minuscule et se lancent sur l’étang, inconscients du danger:  celui qui est resté faire le guet est attrapé  par le pêcheur qui l’emporte à bout de bras après une poursuite mouvementée, en hurlant que son barquet fait l’eau et qu’ils risquent de se noyer, saute dans son « sapinou » de travail et part à la poursuite des jeunes avec son « otage »…

Les jeunes répètent leur rap et fouillent le sable pour ramasser les coquillages… Déçus, ils décident d’aller où c’est plus profond, sans voir l’eau monter dans le barquet: il commence à couler, ils n’ont plus pied, ceux qui savent nager sautent à l’eau, les autres se cramponnent à l’épave, le pêcheur guidé par le guetteur les rattrape, les charge à son bord et les ramène vers les perspectives douces et aquatiques de la Cité: touché par leur problème, il leur achètera leur récolte et ils pourront se payer un poste…

 

LE CLANDESTIN: Un jeune marocain dégouttant d’eau, émerge avec prudence d’un quai du port, non loin du grand Ferry, trainant un sac poubelle plein de ses affaires…

Deux jeunes de la Cité le surprennent en train de se sécher. Avec son accent mal dégrossi « du bled », il prétend être tombé à l’eau par accident, ils le ramènent à la Cité, prennent soin de lui et le loge dans leur « squat ».

Très vite, ils découvrent qu’il a sauté du bateau, sans papier, et qu’il s’apprête à dealer un peu de shit pour survivre les premiers temps…

Déçus et trahis, ils fouillent ses affaires, découvrent « l’argent facile » et l’expulsent de leur cachette… mais pris de remord puisqu’ils l’ont « sauvé des eaux » et en sont responsables, il partent à sa recherche à travers la Cité et assistent fascinés à sa capture mouvementée par deux policiers en civil à qui il a naïvement proposé son petit stock…

 

LA MÉPRISE: À partir d’un scénario déjà écrit par des jeunes l’année précédente, il est transformé, féminisé, par deux groupes d’âges différents. Fiction de 46′.

Deux inspecteurs de police chargés de la prévention de la délinquance des jeunes dans la Cité évoquent un groupe suspect, que la rumeur désigne comme pouvant préparer un mauvais coup. Une jeune stagiaire issue de la Cité vient d’obtenir son diplôme et suit l’enquête: elle cache qu’elle a une liaison avec le meneur présumé de la bande…

Une voisine interrogée parle d’allers et venues du groupe et d’un break chargeant et déchargeant des colis dans un garage que sa fenêtre domine, de circulations et chuchotements chez un jeune voisin, dont la porte ouverte par mégarde lui a dévoilé des photos de violence et de guerre, un portrait d’Arafat ou de Ben Laden, « elle ne sait pas très bien, elle les confond tous »… Parfum de « terrorisme »?…La jeune stagiaire essaie de convaincre son fiancé d’abandonner leur projet, quel qu’il soit, elle le soupçonne de préparer une action à l’étranger: il la rejette.

L’enquête se précise, les jeunes sont mis sur écoute et suivis: ils contactent régulièrement un vieil anarchiste qui fait du soutien scolaire et prête des livres, et dont on découvre le passé de spécialiste des explosifs dans les groupes de viticulteurs en révolte des années soixante…

Il semble qu’il faille intervenir: descente des policiers dans le garage-squat plein des colis suspects, interpellation musclée du groupe sous les yeux des gens de la Cité, on répand au sol le contenu des cartons… Déception et embarras des policiers: dégorgent des cartons éventrés des secrets et des trésors inattendus… La méprise comme féminin du mépris…

 

En savoir plus sur le réalisateur…

Claude-Timon GAIGNAIRE: LA CAMÉRA AU SERVICE DU TRAVAIL THÉÂTRAL

  Ce dispositif est né de la réflexion et des expériences menées par le réalisateur intervenant avec le mode de production théâtral, aussi bien au cours de sa formation que dans sa pratique ensuite de réalisateur au contact intime de cet art.

Après une initiation au travail de l’acteur au Conservatoire de Sète, et stages au Centre dramatique du Midi (Jean Deschamps), il fonde avec Moni GRÉGO la Compagnie Théâtrale de la Mer, et ses premières mises-en-scène sont théâtrales: Ghelderode, Brecht, Mrozec en collaboration avec Moni GRÉGO dont il monte « La ballade du pauvre VV », première pièce de l’auteur, construite à partir des lettres de Van Gogh à son frère Théo et nourrie de l’histoire de sa vie.

 

Après une expérience d’acteur au THÉÂTRE NATIONAL DE STRASBOURG aux côté de Robert GIRONES, il y rencontre Jean-Paul VENZEL, et ce qui l’amène à collaborer étroitement à l’adaptation et au tournage du film de René FÉRET « Histoire de Paul » (Prix Jean Vigo 1975) dont l’équipe des acteurs est issue des troupes de GIRONES, Jean JOURDEUIL et Jean-Pierre VINCENT, et le travail théâtral au coeur de l’interprétation de la folie dans le film.

En même temps qu’il s’engage dans la production cinématographique, il garde un lien fort avec la création théâtrale. Il filme régulièrement les spectacles de la Compagnie Théâtrale de la Mer, créés en Avignon ou dans différents Centres dramatiques nationaux, anime ou dirige avec elle plusieurs stages de formation professionnelle nationaux pour l’AFDAS.

Il collabore avec plusieurs autres troupes professionnelles dont il a pu filmer ou accompagner le travail de création (Cie J.L.HOURDIN, Jean-Paul VENZEL dont il est assistant et coordinateur sur Vaterland », In Situ/Jean VARÉLA – Dag JANERET, Toni CAFIERO …)

Il est aussi appelé à filmer nombre de créations des étudiants du CONSER-VATOIRE NATIONAL DE RÉGION de Montpellier dans des travaux théâtraux dirigés par Yves FERRY ou Ariel GARCIA-VALDES. ( Zucco, Le Balcon…

En collaboration avec la SCÈNE NATIONALE de Sète et Bassin de Thau, puis la Ville de Balaruc-les-Bains, il met la caméra au service du travail théâtral dans le cadre des ateliers de la Compagnie théâtrale de la Mer: ces interventions consistent à transposer en extérieur et en décors naturels, des fragments du travail théâtral en cours, ainsi confrontés à la vie réelle, aux hasards et aux désordres de la rue, et d’en adapter, en les respectant, la mise en espace et les circulations dramatiques devant une caméra très mobile qui devient un partenaire des acteurs dont elle révèle le travail « de l’intérieur », éprouvant leur capacité de concentration, de résistance et d’improvisation face aux provocations de la réalité quotidienne.

Ces modules dramatiques filmés, ensuite projetés sur grand écran et en public.

Mistral Production